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Sous contrat d'association avec l'état, sous tutelle des Soeurs de la Sainte Union

(Anciennement Ecoles Notre Dame et St Joseph et Collège Ste Clotilde)

Les attentats en France, comme aussi en Belgique, ont ôté la vie à de nombreuses personnes et mis dans le deuil de nombreuses familles. Chacun d’entre nous est atteint dans son humanité, dans ses convictions, dans ses valeurs. Notre pays, engagé dans la défense de la liberté et de la dignité humaine à l’échelle internationale, voit transposé sur son sol, un conflit guerrier qui fait rupture dans l’organisation républicaine de la protection des personnes et de leurs droits. Les établissements scolaires plus intensément mobilisés pour la défense des valeurs républicaines depuis les attentats de janvier 2015 sont plus que jamais des lieux de transmission des valeurs de respect, de paix et de fraternité.

 

 

Merci à Pascal DEMBOWIAK, notre informaticien, pour son interprétation d'Imagine de John Lennon.

 

Attentats : comment le dire aux enfants ?

Les enfants, petits et grands, qu’ils aient été confrontés à l’information directement ou pas, ressentent cette atmosphère et nos sentiments très vifs. La première chose à faire, quel que soit l’âge de vos enfants, est de les informer directement.

Il faut leur expliquer ce qui s’est passé : un attentat, des morts, des gens qui ne veulent pas qu'on exprime librement ses idées. Bien sûr, suivant l’âge des enfants, les réponses et les explications seront différentes. Le professeur Catherine Jousselme, pédopsychiatre à la Fondation Vallée à Gentilly, nous aide à trouver les bons mots et les bonnes réactions.

Avec un petit de moins de 6 ans, Catherine Jousselme conseille de ne pas montrer d’images et d’en rester à l’information de base. Les adultes doivent dire que ce qui vient de se passer est grave pour tout le pays, que cela les touche et les émeut. Surtout, les enfants doivent comprendre que les adultes sont là et s’organisent pour protéger tous les habitants de la France.

Les enfants plus grands, jusqu’à 10 ou 11 ans, doivent pouvoir en parler. À leurs questions, mais sans les devancer, il faut apporter des réponses factuelles. Les échanges avec vous doivent aussi leur permettre de comprendre que les adultes, et l’État, veillent à ce que cela ne se reproduise pas, que les coupables sont recherchés et que la fraternité et la solidarité sont les seules réponses possibles. Parler avec eux, leur proposer de dessiner ce qu’ils ont compris, expliquer les images s’ils y ont été confrontés : ce sont des façons simples de leur permettre de juguler des inquiétudes et des angoisses qui pourraient les envahir.

Cependant les enfants ne réagissent pas tous de la même façon et certains seront plus touchés que d’autres malgré l’attention des parents. Un enfant qui ferait des cauchemars fréquents dans les semaines qui viennent, qui perdrait le goût de jouer ou de manger devra être l’objet d’une attention toute particulière. Il faudra l’inciter à s’exprimer, en discutant, en dessinant avec lui. Voire en lui permettant de rencontrer un professionnel – médecin, psychologue, psychiatre – qui saura l’aider.

Les adolescents sont eux exposés à l’information très directement via internet et les réseaux sociaux. Plus ils sont informés, plus il est nécessaire d’être présent auprès d’eux. Il faut les aider à cadrer leurs réactions et redonner des informations simples sur la loi qui protège la liberté d’expression et pose l’interdit du meurtre ainsi que la nécessité d'être solidaires face à un événement d’une telle violence qu’elle peut entraîner des réactions en chaîne. Il est important qu’ils sentent que les adultes sont des soutiens solides, tant dans la famille qu’à l’école.

Certains peuvent être confrontés à des propos violents d’autres adolescents autour d’eux ou sur les réseaux sociaux. S’ils vous rapportent ces propos, il faut les assurer que la réponse n’est pas dans cette spirale de la violence et signaler éventuellement ces comportements au collège ou au lycée. Ce sont aux adultes de régler ces questions, pas à eux. Enfin, il ne faut pas les laisser seuls confrontés à toutes les images auxquelles ils ont accès si facilement sur leurs téléphones, leurs ordinateurs ou à la télévision. Ce flot d'images peut être très angoissant et les enfermer dans une vision très dégradée de la vie en société.

Communiqué de Pascal BALMAND, suite aux attentats de Nice :

La violence aveugle nous laisse toujours sans voix, et dans un premier temps seul le silence s’impose : le silence de l’émotion et de la compassion pour les victimes et pour leurs proches, le silence du recueillement et de la prière...

Mais, parce que l’École est un lieu d’éducation, elle ne saurait demeurer totalement silencieuse. Et parce que l’École catholique entend témoigner de l’Espérance, sa parole ne peut que dire et redire, envers et contre tout, que la fraternité sera toujours plus forte que la haine. Pour nous chrétiens, il ne s’agit pas d’un vœu pieux un peu vague : il s’agit d’une certitude de foi.

C’est précisément dans la mesure où elle se nourrit de notre foi que notre parole doit être une parole de raison : ne laissons pas notre pays se diviser ; ne laissons pas la peur, l’amalgame et le rejet d’autrui gangréner nos jours et nos vies.

Oui, nous sommes tous dans la peine, et nous pensons d’abord à tous ceux-là qui ne souhaitaient rien d’autre que de partager un moment d’innocence et de joie en ce jour de fête nationale, et qui ont rencontré la folie meurtrière : particulièrement aux membres de nos communautés éducatives dont le nom figure hélas dans la liste des victimes à ce jour identifiées, Amy Vidal et Medhi Hachadi, élèves du collège Saint Barthélémy, Monsieur Billiez, professeur au lycée Don Bosco, Monsieur Pellegrini, professeur aux Récollets (Longwy), Madame Razafitrimo, maman de deux enfants de l’école Sainte Thérèse et à leurs familles, mais aussi à tous les autres… Néanmoins, la colère, la vindicte et la suspicion érigée en système ne constitueront jamais le ciment d’une société humaine digne de ce nom.

Il est certes nécessaire que les pouvoirs publics s’emploient à protéger les habitants de notre pays. Mais la plus forte et la plus sûre des protections se trouvera toujours dans l’édification, par définition jamais achevée, d’une Terre des hommes plus unie et plus fraternelle. Pour ne pas oublier les victimes de Paris et de Bruxelles, pour ne pas oublier désormais celles de Nice, pour ne pas davantage oublier toutes celles et tous ceux qui, du Soudan ou de l’Irak aux bateaux de la Méditerranée, meurent chaque jour de l’exclusion, de la faim et de la guerre, l’École catholique doit plus que jamais vivre son engagement éducatif comme une exigence de tous les instants, et le porter dans chacun de ses gestes - à commencer par les plus modestes d’entre eux.

C’est pourquoi j’invite tous ses acteurs à se rassembler autour de la Prière de Saint François, en en redécouvrant vraiment toute la force et toute la portée :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie. 
                                                                                                         Pascal Balmand 

Pascal BALMAND,

Secrétaire Général de l'Enseignement Catholique

 

 

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